Taux : la France sous tension, le crédit américain se fissure
Global Markets Investor : « Les tensions sur le marché obligataire français s'intensifient :
L'écart entre les taux à 10 ans français et allemands s'est creusé à 178 points de base, son plus haut niveau depuis fin 2011, en pleine crise de la dette européenne.
Dans le même temps, le taux à 10 ans français a bondi jusqu'à +13 points de base en séance, à 5,14 %, son plus haut niveau depuis 2002.
Le taux à 10 ans est désormais en passe de progresser de près de +30 points de base en une semaine, sa plus forte hausse hebdomadaire depuis mars 2025.
Les ventes ne se limitent pas aux obligations : le CAC 40 recule de plus de -1 %, près de son plus bas niveau depuis mars, et cède plus de -11 % depuis août.
Les investisseurs se détournent des actifs français sur fond de blocage politique, d'incertitude budgétaire, de flambée des prix de l'énergie et de nouvelles manifestations contre la vie chère.
À l'approche de l'élection présidentielle de l'an prochain, et faute de catalyseurs clairs pour restaurer la confiance, les coûts d'emprunt de la France devraient encore augmenter et rester élevés.
Le risque de contagion dans la zone euro augmente de nouveau. »
The Kobeissi Letter : « Le gouvernement américain ne peut pas se permettre des taux d'intérêt plus élevés.
Si les taux d'intérêt dépassaient en moyenne de +150 points de base les projections de février du CBO d'ici 2036, les déficits américains augmenteraient de près de 6 000 milliards de dollars sur cette période.
Le déficit atteindrait alors 8,8 % du PIB, son plus haut niveau depuis la Seconde Guerre mondiale, hors 2008 et 2020.
Le ratio dette publique/PIB des États-Unis grimperait aussi à un record de 133 %, contre environ 100 % actuellement.
Si les taux dépassaient en moyenne de +50 points de base les projections, les déficits augmenteraient de près de 2 000 milliards de dollars, portant le ratio dette/PIB à 124 % d'ici 2036.
Il y a quelques semaines à peine, le taux à 10 ans américain s'échangeait à environ 5,30 %, soit environ 100 points de base au-dessus du taux moyen projeté par le CBO pour les 10 prochaines années.
Le gouvernement américain a besoin de baisses de taux. »
The Kobeissi Letter : « Le marché américain des obligations spéculatives (high yield) est sous forte pression :
Le taux effectif des obligations d'entreprises américaines high yield notées CCC et moins est monté à 18,0 %, son plus haut niveau depuis la pandémie de 2020.
Il a bondi de +500 points de base au cours des 6 derniers mois, sa plus forte hausse sur 6 mois depuis le marché baissier de 2022.
Pour mettre les choses en perspective, ce taux avait culminé à 45,0 % pendant la crise financière de 2008.
Dans le même temps, l'écart de taux entre les obligations d'entreprises notées CCC et moins et les bons du Trésor a atteint 13,4 %, son plus haut niveau depuis juillet 2020.
Sur les 6 derniers mois, cet indicateur a augmenté de +464 points de base, dépassant le pic du marché baissier de 2022, à 12,8 %.
Les fissures s'élargissent sous la surface du marché du crédit. »
Wall Street : l'IA brûle du cash, la rotation se prépare
Hedgeye : « Le flux de trésorerie disponible cumulé des hyperscalers est passé en territoire négatif, à environ -1,6 milliard de dollars. »
JustDario : « Je me demande combien de temps, aujourd'hui, les traders actions pourront encore ignorer ce qui se passe sur les marchés de l'or et du pétrole brut et poursuivre leur routine d'achat sur repli, dictée par la peur de rater le mouvement. »
JustDario : « Le VIX peut s'envoler à tout moment, c'est un ressort comprimé. »
Peter Berezin : « Les charges d'amortissement et de dépréciation pour les cinq hyperscalers devraient atteindre 590 milliards de dollars en 2029. Ce montant devrait dépasser leurs bénéfices d'exploitation cumulés en 2026. »
Peter Berezin : « Au passage, les analystes s'attendent à ce que l'EBITDA progresse presque aussi vite que les amortissements au cours des trois prochaines années, car ils anticipent : 1) une croissance massive du chiffre d'affaires ; et 2) un doublement des marges d'EBITDA, à plus de 50 %.
Plausible ? »
Jim Reid - Deutsche Bank – publié vendredi : « Depuis que Bloomberg a commencé à suivre le nombre de valeurs en hausse du S&P 500 en octobre 1996, 2 887 des 7 827 séances de Bourse ont vu plus de 300 titres progresser. Comme le montre le graphique du jour, hier en faisait partie, avec 337 titres en hausse. Pourtant, l'indice a reculé de -1,21 %, la deuxième plus mauvaise performance du S&P 500 sur l'ensemble de ces 2 887 séances à plus de 300 titres en hausse.
La seule séance plus mauvaise remonte au 27 janvier 2025, lorsque l'indice avait reculé de -1,46 % malgré 351 titres en hausse. C'était le jour où DeepSeek avait remis en question la nécessité d'investissements coûteux dans l'IA. NVIDIA avait chuté de -17 %.
Fait intéressant, les investissements américains dans l'IA ont été remis en question à plusieurs reprises au cours des 21 mois qui ont suivi. Pourtant, depuis la veille de l'irruption de DeepSeek, NVIDIA progresse encore de près de +50 % et l'indice Bloomberg Global AI affiche une hausse comparable.
En revanche, NVIDIA ne progresse que de +2,5 % depuis le 29 octobre 2025, la date que nous avions soulignée dans le graphique du jour de lundi : ce jour-là, les projets d'investissement de Meta avaient été sérieusement remis en question après la publication de ses résultats, et le leadership du marché de l'IA avait changé. Le graphique du jour de lundi offre un bon résumé de ces 12 derniers mois : le leadership de l'IA est passé de ceux qui signent les chèques à ceux qui les encaissent. L'indice Global AI progresse encore d'environ +17 %, mais en dehors de la performance stable de Nvidia, d'autres grandes entreprises américaines de l'IA comme Oracle (-53,3 %), Broadcom (-15,6 %), Meta (-13,4 %) et Microsoft (-3,0 %) sont toutes en baisse.
L'association inhabituelle observée hier (une large participation, mais un indice en nette baisse) nous ramène donc à la question à laquelle les marchés ont été confrontés à maintes reprises au cours des deux dernières années. S'agit-il simplement d'un nouveau vacillement passager dans l'histoire des investissements dans l'IA, ou le marché commence-t-il enfin à penser que le montant des chèques compte davantage que la promesse de ce qu'ils permettront d'acheter ? La semaine prochaine sera importante pour ce sujet, avec les publications de résultats de Microsoft, Alphabet et Amazon. Reposez-vous bien ! »
JustDario : « Le FT vient de rapporter que lors d'un événement à huis clos sponsorisé par JP Morgan (7 500 dollars le billet), Scott Bessent a affirmé "ne voir aucun risque systémique dans le système financier américain".
Je laisse simplement ceci ici, à la réflexion de chacun. »
Thomas Callum – ChartStorm : « Des marchés inégaux : le S&P 500 pondéré par les capitalisations continue de peiner, sans casser ni à la hausse ni à la baisse pour l'instant. En revanche, sa version équipondérée effectue un net retour depuis son plus bas du 30 septembre. La largeur de marché rebondit elle aussi.
Une grande partie du rebond de l'indice équipondéré s'explique par le repli des taux obligataires depuis leur pic du début du mois (après avoir bondi vers leurs plus hauts depuis environ 20 ans). Les semi-conducteurs et les grandes valeurs technologiques ont, eux, freiné l'indice pondéré par les capitalisations. »
Source : MarketCharts.com
Thomas Callum – ChartStorm : « Équipondéré contre pondéré par les capitalisations : nous avons donc assisté à un rebond de la courbe de prix relatif entre l'indice équipondéré et l'indice pondéré par les capitalisations, après une première cassure avortée vers de nouveaux plus bas. Je pense que c'est significatif et que cela mérite d'être suivi de près, compte tenu de l'écart avec la tendance et de ce premier rebond sur une zone de support clé de long terme. La rotation est de nouveau au menu. »
Source : Topdown Charts Professional
Thomas Callum – ChartStorm : « Poussée saisonnière de l'indice équipondéré : encore un point sur l'indice équipondéré. Contrairement à l'indice pondéré par les capitalisations, le SPXEW suit de très près le profil saisonnier. Quand on pense à quel point l'indice pondéré par les capitalisations est devenu concentré, il est logique que l'indice équipondéré évolue davantage en ligne avec le profil saisonnier habituel, puisqu'il se comporte davantage comme "le marché actions" (par opposition à la nature plus idiosyncratique des quelques méga-capitalisations qui dominent l'indice pondéré par les capitalisations). »
Thomas Callum – ChartStorm : « Le graphique le plus important ? Un autre graphique sur l'indice pondéré par les capitalisations, que Frank présente comme peut-être le graphique le plus important : "le SPX peine à franchir de manière décisive la zone des 7 800 points depuis qu'il l'a atteinte pour la première fois fin juillet et début août. … tout en développant une divergence de momentum négative, le RSI à 14 jours enchaînant une série de sommets descendants depuis son pic de mai, il y a près de cinq mois. … ce qui est particulièrement intéressant, c'est que des conditions techniques très similaires se sont mises en place avant les deux plus fortes baisses du marché depuis un an et demi." »
Source : The Most Important S&P 500 Chart
Thomas Callum – ChartStorm : « Déjà baissiers : les échanges d'ETF short et inverses ont fortement augmenté. Cela pourrait tenir davantage à la faiblesse des valeurs de l'IA (voir ci-dessous) et à la saignée précédente des valeurs sensibles aux taux… et, en ce sens, on pourrait parler d'une forme de correction furtive. Mais il y a aussi toute une série de risques macroéconomiques à l'horizon, alors peut-être les investisseurs se préparent-ils à juste titre à la prochaine vague. »
Source : @MacroCharts via @JC_ParetsX
Thomas Callum – ChartStorm : « Les valeurs de l'IA vacillent : comme indiqué, les valeurs de l'IA ont subi une sévère correction ; "le panier IA élargi de GS est désormais en baisse de 24 % par rapport à ses récents plus hauts, au niveau des plus bas du repli de juillet".
Il est tout à fait naturel de voir un peu de vapeur s'échapper d'un segment du marché qui a été aussi brûlant. D'autant que l'adoption d'une nouvelle technologie suit rarement un chemin linéaire, et qu'il est toujours difficile de désigner les gagnants finaux. Je suis d'ailleurs personnellement convaincu que les effets les plus importants de l'IA ne se feront pas sentir avant une autre décennie, même si le rythme d'adoption a déjà été important et significatif. Mais j'y reviendrai un autre jour. »
Source : @negligible_cap
Thomas Callum – ChartStorm : « Actions mondiales : pour en revenir au bêta, les actions mondiales hors États-Unis ont glissé depuis leurs plus hauts et ont même amorcé une première cassure de leur support, avec en plus une divergence baissière de la largeur de marché.
Il est utile de savoir ce qui se passe à l'échelle mondiale, car les périodes de fortes turbulences (ou de reprise) apparaissent souvent d'abord lentement, en périphérie. »
Source : Topdown Charts
Thomas Callum – ChartStorm : « Allocations en liquidités : malgré un positionnement baissier sur les ETF à effet de levier, les particuliers détiennent dans l'ensemble beaucoup moins de liquidités que d'habitude (et d'ailleurs très peu d'obligations). Des indicateurs de positionnement plus lents comme celui-ci montrent que, globalement, les investisseurs restent assez agressivement surpondérés en actions. »
Source : @RBAdvisors
Thomas Callum – ChartStorm : « Valeurs qui surperforment l'indice : encore un de ces graphiques qui rappellent la bulle Internet (ou l'omniprésence de la gestion passive). Celui-ci montre le pourcentage d'entreprises du S&P 500 qui surperforment l'indice sur trois ans glissants. Comme on pouvait s'y attendre, il est très bas, car le S&P 500 a été dominé par les grandes valeurs technologiques et liées à l'IA, et la trajectoire de ce graphique dépend donc presque entièrement de la tech face au reste de la cote. »
Source : @RyanDetrick
Thomas Callum – ChartStorm : « Value contre croissance : on le voit aussi dans la manière dont la courbe de performance relative de la value face à la croissance reproduit pour l'essentiel le graphique ci-dessus. C'est simplement un autre éclairage sur le caractère de plus en plus unilatéral du marché ces dernières années, et sur le potentiel de rotation qui s'accumule. »
Source : Topdown Charts Professional
Thomas Callum – ChartStorm : « Perspectives du marché boursier américain : cadre à 5 facteurs
Je maintiens mon évaluation précédente : valorisations élevées + sentiment haussier consensuel + forte exposition aux actions = un contexte de risque de fond dangereux. Mais cette fois, j'accorde moins de poids au facteur macroéconomie/bénéfices comme contrepoids, car il s'est légèrement détérioré (tout en restant favorable). J'ai aussi fait passer la politique monétaire de neutre/en train de s'infléchir à vents contraires, et l'analyse technique à toujours en tendance haussière, mais avec un astérisque, car quelques signaux de risque à court terme commencent à apparaître. Il reste des piliers de soutien, mais de moins en moins.
Position globale : haussier avec moins de conviction, attention accrue au risque de baisse. »
Tableau stratégique hebdomadaire du ChartStorm : le tableau ci-dessus utilise le cadre à 5 facteurs de Topdown Charts pour analyser la macroéconomie et les marchés afin de fournir une évaluation globale du marché boursier américain.
Thomas Callum – ChartStorm : « Facteur à la loupe : politique monétaire
Comme indiqué précédemment, la politique monétaire va être un facteur clé des perspectives de marché à ce stade du cycle. Le virage vers des hausses de taux et la première flambée des taux obligataires ont déjà secoué les marchés et, au vu des relations passées, nous verrons probablement d'autres hausses de taux (anticipations d'inflation ancrées à un niveau élevé, marché du travail qui se tend de nouveau). »
Thomas Callum – ChartStorm : « À l'échelle mondiale, on a déjà assisté à un net basculement des baisses de taux vers les hausses de taux, la guerre en Iran et l'essor des investissements dans l'IA s'étant conjugués à une croissance mondiale solide pour faire peser d'importants risques de hausse sur l'inflation.
Ce virage mondial des politiques monétaires a déjà commencé à peser sur le sentiment des investisseurs et sur le cours des actions. »
Thomas Callum – ChartStorm : « Cela signifie des coûts d'emprunt en hausse et des pressions généralisées sur les coûts liées à la hausse des prix des matières premières, ce qui n'est pas une bonne combinaison au regard des perspectives du cycle économique et des bénéfices.
Les perspectives de risque se dégradent donc, en net contraste avec le contexte qui a prévalu pendant une grande partie de la période de 2024 à 2026 (j'ai le sentiment que 2027 marquera un tournant sur le plan macroéconomique). »
Chine : marché baissier, bénéfices en recul, IA en chute libre
Barchart : « Le marché actions chinois sous-performe désormais le marché actions américain avec le plus large écart de l'histoire. »
Barchart : « Le marché actions chinois entre en marché baissier après avoir chuté de plus de 20 % depuis son sommet de juin. »
Global Markets Investor : « Le marché actions chinois est dans la tourmente :
Les actions chinoises ont perdu 3 500 milliards de dollars de capitalisation boursière depuis leur sommet de mai, la vague de ventes faisant entrer l'indice CSI 300 en marché baissier.
Ce repli intervient alors que les bénéfices des entreprises continuent de se détériorer rapidement, les prévisions de bénéfices 2026 des valeurs du MSCI China ayant reculé de plus de -4 % depuis fin mars.
La pression est encore plus forte sur les entreprises technologiques chinoises, les prévisions de bénéfices de l'indice Hang Seng Tech s'étant effondrées de plus de -13 % sur la même période.
Les entreprises qui ont publié leurs résultats du 3e trimestre ont manqué les attentes des analystes de -9 % en moyenne, ce qui place les bénéfices en passe de connaître leur deuxième plus forte déception trimestrielle en 2 ans.
La faiblesse de la consommation intérieure, une concurrence agressive sur les prix et la contraction des marges pèsent sur la rentabilité des entreprises, tandis que l'absence de plan de relance d'envergure n'offre guère de soulagement.
Par ailleurs, les volumes d'échanges sur le marché actions domestique sont tombés près de leur plus bas niveau depuis juillet 2025, et l'encours des achats sur marge a reculé à son plus bas niveau depuis un an, signe d'une faible confiance des investisseurs.
La vague de ventes sur les actions chinoises ne montre aucun signe de reprise significative en vue. »
Global Markets Investor : « Les valeurs de l'IA s'effondrent en Chine :
MiniMax et Z AI ont perdu plus de -80 % depuis leurs sommets respectifs, effaçant au total 150 milliards de dollars de capitalisation boursière depuis leur introduction en Bourse en janvier.
L'action MiniMax a plongé de -87 % depuis son sommet, tandis que Z AI a chuté de -81 %, effaçant les gains qui avaient suivi leurs introductions en Bourse très attendues.
Ce repli intervient alors que les entreprises d'IA chinoises et américaines baissent fortement le prix des tokens, ce qui intensifie la concurrence et pèse davantage sur la rentabilité des deux sociétés, qui restent déficitaires.
Malgré le lancement de nouveaux modèles moins coûteux et plus performants, aucune des deux sociétés n'est parvenue à inverser la baisse de son action.
De plus, leurs dernières offres restent en retrait des principaux modèles américains en matière d'intelligence.
Par ailleurs, d'éventuelles introductions en Bourse de DeepSeek et de Moonshot AI pourraient détourner encore davantage les capitaux des investisseurs de MiniMax et de Z AI.
En outre, les investisseurs entrés au capital des deux sociétés avant leur introduction en Bourse seront autorisés à vendre leurs actions, ce qui pourrait accentuer la pression vendeuse.
L'intensification de la concurrence exerce une pression croissante sur les valeurs de l'IA. »
Or et argent : les banques centrales achètent, les spéculateurs vendent
The Kobeissi Letter : « La Chine a acheté +25 tonnes d'or en août sur le marché de gré à gré (OTC) de Londres, selon les estimations de Goldman Sachs.
C'est +25 % de plus que les +20 tonnes officiellement déclarées par la banque centrale chinoise pour ce mois.
Cela fait suite à des achats estimés à +35, +40 et +48 tonnes en juillet, juin et mai respectivement.
Sur ces 4 mois, les achats d'or estimés de la Chine sur le marché de gré à gré ont dépassé de 83 tonnes, soit +128 %, les achats officiellement déclarés.
Dans le même temps, les banques centrales du monde entier auraient acquis +79 tonnes d'or en août, soit +365 % au-dessus de la moyenne d'avant 2022, de +17 tonnes.
La Chine accumule de l'or. »
zerohedge : « La Chine continue de sous-déclarer massivement la quantité d'or que la PBOC achète chaque mois. D'après les données commerciales, la Chine a acheté 25 tonnes (contre 20 officiellement), puis encore 23 tonnes en septembre selon le WGC. Pendant ce temps, l'or vient de tomber à son plus bas niveau depuis 3 mois, sous les 4 000 dollars l'once. »
Barchart : « Les banques centrales mondiales n'ont jamais détenu autant d'or depuis le début du siècle. »
Global Markets Investor : « Il y a un énorme décalage entre la demande d'or et le prix de l'or :
Les ETF adossés à de l'or physique suivis par Bloomberg ont enregistré 14 semaines consécutives d'entrées de capitaux. $GLD
Les avoirs des ETF sur l'or ont ainsi atteint près de 102 millions d'onces troy, leur plus haut niveau depuis mi-2022.
Pourtant, sur la même période, le cours de l'or a reculé de -1 %, après avoir grimpé jusqu'à +16 % puis chuté de -14 % depuis ses récents plus hauts. $GLDM
Les investisseurs de long terme dans l'or semblent profiter de cette occasion d'accumulation pour se couvrir contre l'incertitude budgétaire, les tensions géopolitiques et l'érosion constante du pouvoir d'achat des monnaies.
Dans le même temps, les mouvements de court terme du cours de l'or reflètent les anticipations de taux d'intérêt, influencées par les prix du pétrole et les mouvements de change, ainsi que des facteurs techniques.
La smart money accumule de l'or à un rythme historique. »
NoLimit : « L'argent est à son plus bas niveau depuis novembre 2025, en baisse de 56 % par rapport à ses plus hauts historiques.
Jusqu'où cela peut-il encore baisser avant le rebond ? »
The Kobeissi Letter : « La position vendeuse sur l'argent devient encombrée :
Le skew put-call à 3 mois de l'argent est remonté à -3 points, son plus haut niveau depuis début juillet.
Cet indicateur mesure le coût relatif des options de vente par rapport aux options d'achat ; il a gagné +10 points au cours des 4 dernières semaines, signe d'une demande croissante de paris à la baisse sur le prix de l'argent.
Sur les 12 derniers mois, cet indicateur n'a été plus élevé que 2 % du temps.
Dans le même temps, les investisseurs spéculatifs, dont les hedge funds et les conseillers en négoce de matières premières (CTA), ont vendu pour -2,2 milliards de dollars de contrats à terme sur l'argent au cours des 3 semaines achevées le 13 octobre.
En conséquence, leur position nette acheteuse est tombée à seulement +1,7 milliard de dollars, son plus bas niveau depuis au moins 2 ans.
Pour mettre les choses en perspective, cet indicateur s'établissait à +8,5 milliards de dollars en décembre 2025.
Les investisseurs sont extrêmement baissiers sur l'argent. »
Adam Livingston : « Vous voulez être sidéré ?
En 1971, le revenu médian des ménages était de 9 030 dollars, soit 220 onces d'or.
En 2025, il était de 87 460 dollars, soit seulement 25 onces d'or.
Votre salaire a été multiplié par 10.
Mesuré en or, il a chuté de 88 %.
Pour gagner aujourd'hui ce que gagnait le ménage médian en 1971, il vous faudrait environ 890 000 dollars par an.
Voilà à quoi ressemble la dépréciation de la monnaie fiduciaire. »
Otavio (Tavi) Costa : « Seules 10 % des mines restent au-dessus de leur moyenne mobile à 200 jours.
Historiquement, des niveaux aussi bas ont coïncidé avec des points bas importants pour le secteur.
Les investisseurs qui raisonnent à long terme savent quoi faire. »
The Kobeissi Letter : « Les actions aurifères ont rarement été aussi survendues.
Environ 92 % des valeurs de l'ETF des mines d'or, $GDX, s'échangent désormais sous leur moyenne mobile à 50 jours, la plus forte proportion depuis fin juillet.
Ce chiffre a augmenté de +80 points de pourcentage en seulement 21 séances.
En outre, 90 % des valeurs du $GDX s'échangent sous leur moyenne mobile à 200 jours, la plus forte proportion depuis 3 mois.
Des configurations similaires se sont produites en mars 2024 et en décembre 2024.
Le mois suivant, le $GDX avait progressé de +21,5 % et +15,4 % respectivement.
L'histoire suggère que la vague de ventes sur les mines d'or approche de l'épuisement. »
MBAeconomics : « Le Comex dispose de 100 millions d'onces d'argent enregistré disponibles à la vente.
À 57 dollars l'once, cela représente 5,7 milliards de dollars d'argent.
Dans le même temps, 112 000 contrats à terme sur l'argent sont en cours, représentant 560 millions d'onces d'argent.
Cela signifie que les stocks enregistrés ne couvrent que 18 % de l'argent représenté par les contrats à terme.
Pour moins de 6 milliards de dollars, un État ou un milliardaire pourrait théoriquement racheter la totalité des stocks d'argent enregistré sur le Comex.
Le décalage entre l'exposition papier et l'offre physique fait peser un risque systémique sérieux si les acteurs du marché commencent à exiger la livraison. »
MBAeconomics : « Alors que l'argent recule, apparemment plus que toute autre matière première, j'estime que le risque de force majeure augmente considérablement.
Si la force majeure devait un jour être déclarée, ce serait au prix le plus bas possible, pas au plus haut.
C'est cela, le sauvetage. C'est ce qui fait économiser le plus d'argent aux banquiers.
Les positions vendeuses n'ont pas sensiblement diminué depuis le pic de l'argent en janvier. Au contraire, ils continuent de vendre à découvert, ce qui fait baisser le prix.
Mais le résultat, c'est un prix de l'argent bas et une position vendeuse massive, une configuration idéale pour un nouveau short squeeze historique, comme celui de 2025.
Ils sont piégés, et ils ne peuvent pas en sortir.
Comme je l'indiquais dans mon tweet ci-dessus, l'argent enregistré ne couvre que 18 % des positions ouvertes.
S'ils s'entendaient pour imposer un sauvetage avec un règlement en espèces à ces prix déprimés, il suffirait que 20 000 contrats demandent la livraison le même jour pour absorber jusqu'à la dernière once d'argent enregistré.
Le résultat ? Un règlement en espèces à 50 dollars, suivi d'une réévaluation violente à trois chiffres.
En réalité, il faudrait bien moins de contrats pour déclencher la force majeure. Ils n'attendraient pas que les coffres soient vides pour la déclarer.
Cela pourrait arriver n'importe quel jour.
Sinon, restez serein, accumulez, et attendez le prochain short squeeze. »
Énergie : l'Europe entre dans l'hiver à découvert
Lukas Ekwueme : « L'Europe est en difficulté... Le prix du diesel européen approche les 200 dollars le baril.
Le diesel est le sang de toute économie... on pourrait donc penser que disposer d'une capacité de raffinage suffisante est primordial pour tout gouvernement.
On aurait tort.
La capacité de raffinage de l'UE a culminé en 1976... et aujourd'hui, elle a baissé de 45 %.
Sur la même période, la population a augmenté de 13 %.
Autrement dit, l'UE est devenue de plus en plus dépendante des importations, et donc plus vulnérable aux chocs d'offre.
Mais même face à cette pénurie massive de diesel, les Européens continuent de fournir des renseignements et des armes à l'Ukraine, qui s'en sert pour faire sauter des raffineries russes.
L'Europe est sur la voie du suicide économique. »
Lukas Ekwueme : « L'Europe enchaîne les succès... Elle entre dans l'hiver avec des réserves de gaz au plus bas historique, tandis que l'Asie fait grimper les prix du GNL.
L'Europe a refusé de remplir ses stocks parce qu'elle a cru au récit d'une guerre réglée en un week-end et pensait que les prix allaient s'effondrer...
Eh bien, les prix atteignent leurs plus hauts depuis 4 ans.
Le premier exportateur mondial de GNL, ce sont les États-Unis, et leurs contrats d'exportation sont flexibles... ce qui signifie que les cargaisons vont au plus offrant.
Les navires peuvent quitter les États-Unis et se dérouter vers quiconque est prêt à payer le plus cher.
Arrivé à un certain point, on finit par payer n'importe quel prix... C'est ce qui s'est passé en 2022.
Préparez-vous à l'inflation. »
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