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Après l'abondance, la disette ?

Actions : après l'âge d'or, une décennie perdue ?

La planche à billets tourne, l'inflation résiste

Or et argent : la purge avant le rebond ?

Énergie : la guerre des enchères a commencé

France : la prochaine Grèce ?

29 octobre 2026

Actions : après l'âge d'or, une décennie perdue ?

Charlie Bilello : « Seules deux des valeurs des Sept Magnifiques font mieux que le marché cette année :

Apple et Nvidia.

Quel est leur point commun ?

Elles se classent n° 1 et n° 2 en flux de trésorerie disponible.

Les investisseurs récompensent la génération de trésorerie et se montrent de plus en plus sceptiques face aux dépenses massives dans l'IA, dont les retombées futures restent incertaines. »

Peter Berezin : « Les écarts de taux du crédit dans le secteur technologique dépassent désormais ceux des autres secteurs, à mesure que la tech passe du statut de générateur de liquidités à celui d'incinérateur de liquidités. »

Peter Berezin : « Les prix de location des GPU Nvidia d'ancienne génération continuent d'augmenter, signe que la pénurie de puissance de calcul reste aiguë.

Je pense que nous allons vers un effondrement des dépenses d'investissement dans l'IA, mais probablement pas avant 2028.

Lors des précédents cycles d'investissement, les actions ont atteint leur pic environ 6 à 12 mois avant celui des investissements : l'année prochaine pourrait donc encore être volatile. »

The Kobeissi Letter : « La relation entre actions et obligations s'est de nouveau inversée :

La corrélation sur 20 jours entre le taux à 10 ans américain et le Nasdaq 100 est remontée à +0,51, son plus haut niveau depuis le repli de mars.

C'est un net retournement par rapport à la corrélation négative de -0,68 enregistrée la dernière semaine de septembre.

Cela fait aussi suite à 6 mois consécutifs pendant lesquels la corrélation sur 20 jours entre les deux actifs était restée négative.

Les bons du Trésor ont ainsi de nouveau joué leur rôle de couverture face à la baisse des valeurs technologiques, comme lors du repli de mars et de la correction de mars à avril 2025.

Pour mettre les choses en perspective, lors du krach de la pandémie de 2020, la corrélation sur 20 jours entre le taux à 10 ans et le Nasdaq 100 avait grimpé jusqu'à +0,85.

Le marché des bons du Trésor retrouve son rôle de placement défensif. »

The Daily Shot : « La prime de valorisation du secteur technologique par rapport à l'ensemble du marché s'est presque évaporée. »

Barchart : « Le ratio entre le PER et la rentabilité du S&P 500 est à son plus bas niveau depuis près de 14 ans »

ISABELNET : « Bénéfices

Les bénéfices du S&P 500 évoluent nettement au-dessus de leur tendance sur 30 ans, ce qui soutient les actions. Mais si l'essor s'essouffle, des valorisations élevées pourraient laisser le marché vulnérable »

ISABELNET : « S&P 500

Avec tout le monde massé sur les actions et des valorisations tendues, il reste peu de marge de sécurité. L'histoire n'annonce pas de krach, mais elle montre que les marchés valorisés à la perfection ont peu de place pour les surprises »

Barchart : « Les actions chinoises sont tombées la semaine dernière à leur niveau de survente le plus marqué de l'histoire »

Dividendology : « Ces données devraient influencer votre façon d'investir.

La plupart semblent penser que cela ne pourrait jamais se reproduire. »

Thierry from arvy : « N'oubliez jamais…

Toute votre idée d'acheter chaque baisse en mode "ETF and chill" n'est qu'une illusion vieille de 13 ans.

100 ans de performances réelles du S&P 500, découpés en régimes :

- 1928-1948 : 0,6 % par an

- 1949-1968 : 12,7 %

- 1969-1984 : 0,5 %

- 1985-1999 : 15,1 %

- 2000-2012 : -0,8 %

- 2013-2025 : 11,8 %

Remarquez le rythme. Un âge d'or, puis une période morte.

Abondance, disette, abondance, disette.

En un siècle, aucun régime ne s'est simplement prolongé.

La moyenne de long terme de 7 % réels sur laquelle tout le monde fonde ses projections ? Presque aucune génération ne l'a réellement connue. Vous obteniez 12 %, ou vous obteniez zéro.

La moyenne est une fiction composée de deux extrêmes.

Tous ceux qui ont commencé à investir après 2009 n'ont connu que l'abondance. Acheter les baisses a fonctionné à chaque fois. Pas parce que c'est une loi. Parce que vous vous trouviez par hasard dans la barre bleue.

Mais la période actuelle est déjà aussi longue et aussi généreuse que les deux âges d'or qui l'ont précédée. Et chacun d'eux s'est terminé de la même façon : non par un avertissement, mais par une décennie.

Le retour à la moyenne ne s'annonce pas. Il cesse simplement de payer.

La prochaine décennie à 0,5 % semblera impossible jusqu'au moment où elle commencera. Il en a toujours été ainsi. »

La planche à billets tourne, l'inflation résiste

Charlie Bilello : « La masse monétaire américaine a progressé de 5,7 % sur un an, sa plus forte hausse annuelle depuis mai 2022.

Après une brève pause, la planche à billets est de retour. »

Charlie Bilello : « La mort, les impôts et la planche à billets... »

Liz Ann Sonders : « Inflation PCE de septembre (en bleu) : +3,6 % sur un an, contre +3,6 % attendus et +3,4 % le mois précédent… PCE de base (en orange) : +3,1 %, contre +3,1 % attendus et +3,0 % le mois précédent »

Otavio (Tavi) Costa, posté mercredi : « Warsh aujourd'hui :

Que des aboiements. Aucune morsure.

Toujours très loin de son objectif d'inflation.

La Fed aborde la dernière ligne droite de ce cycle de resserrement suicidaire.

Le graphique ci-dessous montre où le discours restrictif se heurte à la réalité budgétaire. »

Or et argent : la purge avant le rebond ?

CEO Technician : « Le ratio cours sur valeur nette d'actifs (P/NAV) des producteurs d'or est retombé à 1,1x, sous le niveau auquel le secteur était valorisé en décembre 2024 (correction de l'or après l'élection). En janvier, ce ratio avait culminé au-dessus de 1,7x.

Historiquement, acheter sous 1,2x et vendre à 1,7x a extrêmement bien fonctionné. $GDX $GDXJ $SIL »

Otavio (Tavi) Costa : « Pour rappel :

Si les mines d'or formaient un secteur à part entière, elles auraient les bilans les plus sains, les marges bénéficiaires les plus élevées et les valorisations les plus attractives du marché aujourd'hui. »

Jordan Roy-Byrne CMT, MFTA : « Un autre indicateur de largeur de marché, via SentimenTrader :

Seules 20 % des valeurs du GDX ont une moyenne mobile à 200 jours orientée à la hausse.

En dehors du marché baissier séculaire de 2011 à 2022, des niveaux de 10 % ou moins ont marqué des points bas majeurs.

Une occasion d'achat importante pourrait se rapprocher. »

Otavio (Tavi) Costa : « Parfois, il suffit d'un titre comme celui-ci.

Nous sommes probablement en train de former un point bas pour les métaux précieux.

Mines survendues.

Positionnement sur les métaux excessivement baissier.

Dollar américain surévalué et en surachat.

Taux qui amorcent leur repli. »

JustDario : « L'or et l'argent (tous deux inversés) face au pétrole brut depuis le début de la guerre

Ceci rappelle à tout investisseur en or et en argent que la douleur ne prendra pas fin tant que les prix du pétrole brut n'auront pas atteint leur pic (ce qui n'arrivera sûrement pas tant que la crise au Moyen-Orient continuera de s'aggraver) »

ISABELNET : « Or

La chute de l'or va au-delà des ventes d'ETF : la hausse des taux et le raffermissement du dollar américain traduisent une réévaluation plus large »

SilverTrade : « L'argent dégringole de 3 % à 52,24 dollars

L'argent recule de nouveau fortement ce jeudi matin, alors qu'il avait pourtant tenu le coup le jour du FOMC.

Le cours de l'argent recule encore de 3 % à 52,24 dollars, et le métal n'est plus qu'à 66 cents de dépasser, en pourcentage, la chute de 2008 »

Kurt S. Altrichter, CRPS : « L'or est monté à 5 300 dollars et presque personne n'a remarqué qu'il était redescendu à 4 000 dollars.

Après un pic euphorique plus tôt cette année, l'or au comptant a rendu plus de 20 % et teste désormais le seuil des 4 000 dollars. Le pari sur la dépréciation monétaire est devenu encombré, a surchauffé et refroidit brutalement.

Voilà à quoi ressemble une correction saine dans un marché haussier. Les arguments structurels en faveur de l'or, des déficits qui ne se réduisent jamais et un État qui ne sait qu'imprimer, n'ont pas changé. La question est de savoir si les 4 000 dollars tiendront. S'ils cèdent, les prochains acheteurs bénéficieront d'un meilleur point d'entrée que ceux qui ont couru après les 5 300 dollars. »

Énergie : la guerre des enchères a commencé

JustDario : « Contrats à terme sur le gazole (ULSD) du port de New York : +98 % depuis le début de l'année

Diesel à la pompe aux États-Unis : +69 % depuis le début de l'année

Les gens trouvent déjà le diesel à la pompe douloureux.

Les contrats à terme disent que le pire est encore dans les tuyaux.

Profitez de la dernière semaine avant les élections de mi-mandat américaines ; ensuite, Trump aura moins besoin de ménager les électeurs. »

JustDario : « Cet écart monstre entre le prix du fioul à haute teneur en soufre aux États-Unis et à Singapour dit à tout le monde que les pénuries de diesel en Asie vont commencer très bientôt. Sans surprise, la Chine a cessé d'exporter du diesel il y a plusieurs semaines pour protéger son économie intérieure »

JustDario : « Gaz naturel TTF néerlandais : 97 €

Contre environ 33 € en début d'année. Près de 3 fois plus à l'approche de l'hiver

Si vous pensez que les Européens sont en colère aujourd'hui, attendez l'arrivée des premières factures de chauffage. »

Karel Mercx : « Les prix du gaz naturel européen continuent de grimper, mais l'écart entre le JKM asiatique et le TTF européen se creuse aussi

Cela signifie que la guerre des enchères entre l'Europe et l'Asie a commencé. Comme je le dis depuis un moment : c'est maintenant que la hausse du TTF commence vraiment à s'accélérer. Europe, attachez vos ceintures. »

Peter Berezin : « Les prix du pétrole à long terme sont largement déterminés par le coût d'extraction du pétrole de schiste, qui avoisine 65 dollars le baril. Une baisse des prix du pétrole est donc une question de "quand", pas de "si". »

JustDario : « Les Gardiens de la révolution viennent de frapper deux pétroliers de plus qui tentaient de franchir le détroit d'Ormuz

Il faut des années pour construire un pétrolier, il y en aura donc beaucoup moins pendant un bon moment. Le pétrole brut devrait déjà intégrer dans son prix tous les barils bloqués au Moyen-Orient, mais pour l'instant seuls les prix du fret maritime montrent l'ampleur de cette perturbation »

France : la prochaine Grèce ?

Christophe Barraud : « La France emprunte désormais à des taux plus élevés que l'Italie : son taux à 10 ans a dépassé 5 % tandis que sa prime de risque souveraine est revenue à des niveaux qui rappellent la crise de la dette de la zone euro. La France est-elle en train de devenir la prochaine Grèce ? Le vrai danger semble ailleurs.

Je ne crois pas que la France se dirige vers une crise de solvabilité à la grecque, mais plutôt vers une crise de crédibilité budgétaire qui pourrait devenir préoccupante. Avec une dette publique qui approche 120 % du PIB, un déficit public attendu à 5,4 % cette année et une croissance potentielle faible, la France entre dans une dynamique dangereuse. Les investisseurs s'interrogent sur sa capacité à stabiliser les finances publiques et exigent des taux plus élevés, ce qui alourdit progressivement le coût du service de la dette et rend la réduction du déficit encore plus difficile. La maturité moyenne de la dette française, supérieure à huit ans, ralentit la transmission de la hausse des taux, mais elle n'élimine pas le problème.

La comparaison avec la Grèce est assez trompeuse. Contrairement à celle-ci en 2009, la France dispose d'une économie diversifiée, d'une balance courante relativement équilibrée et d'un système bancaire solide. Cependant, avec 3 600 milliards d'euros de dette publique, la France représente un risque systémique bien plus important pour l'Europe. Une dégradation prolongée de la qualité de crédit souveraine de la France pourrait affecter les banques, les marchés du crédit et les conditions de financement dans toute la zone euro.

Le problème de fond est politique. Avec des dépenses publiques proches de 57 % du PIB et une pression fiscale déjà exceptionnellement élevée, la France dispose d'une marge de manœuvre limitée. Continuer à repousser les ajustements structurels revient à laisser les marchés imposer leur propre discipline par des coûts d'emprunt plus élevés. Je pense donc que nous assistons à une prime de risque souveraine durablement élevée plutôt qu'à un défaut imminent.

Le plus grand risque pour la France est plutôt un cycle auto-entretenu de stagnation économique et budgétaire. Un pays qui continue d'honorer sa dette mais consacre ses ressources au paiement des intérêts plutôt qu'à l'investissement, à la productivité et à la croissance future. Un déclin progressif peut durer des décennies sans provoquer de véritable réaction politique.

Combien de temps les marchés continueront-ils de financer une trajectoire budgétaire que ses dirigeants politiques ne peuvent plus défendre de manière crédible ? C'est la question principale. »

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